HOMMAGE A MA GRAND-MERE BAJANA MARIE

HOMMAGE A MA GRAND-MERE BAJANA MARIE
Tout être né sur cette belle planète bleue où nous avons le doux privilège de vivre a des ascendants. Je souhaiterai par le biais de mon écriture faire revivre une femme d'exception que fut ma grand-mère maternelle qui aux balbutiements de ma vie m'a appris a bien vivre mon multiple métissage tant culturel que génétique afin d'en faire une symbiose et non une différence! Cette femme est née de la matrice chaude et féconde de la lumineuse terre congolaise où j'ai vu le jour et là où coule depuis la nuit des temps un fleuve aux flots impétueux qui est devenu au fil des années mon hymne, mon drapeau, ma patrie: Le grand et majestueux fleuve Congo. Elle s'appelait Bajana Marie et elle a eu le don de me léguer le verbe de l'Afrique et je lui dis encore merci!

Extrait du recueil de poésie: "Méandres" d'Emilie Flore Faignond

Le likembe pleure

Le soleil n'embrase plus mon coeur esseulé
Mes yeux mouillés contemplent les berges orphelines
Tu as déserté un novembre fragile,
La clairière de mon enfance.
Le vent a volé au sable avide les empreintes feutrées
De tes pas légers, femme d'Ebène.
Le vent vainqueur qui au delà des nues,
A emporté ta vie, Bajana Marie.

Entends le likembe pleure en silence
Dans la clairière de mon enfance.


"Les oncles, les tantes et les cousins, c'est bien. Les parents, c'est à ne pas négliger. Mais une grand-mère les vaut tous !"

Fanny Fern

# Posté le mercredi 04 avril 2007 05:12

Modifié le jeudi 13 août 2009 18:31

"A MON SEIGNEUR DES SAVANES": EMILE JOACHIM FAIGNOND

"A MON SEIGNEUR DES SAVANES": EMILE JOACHIM FAIGNOND
"Mon Seigneur des Savanes" c'est le surnom que j'ai choisi pour parler de mon père dans tous mes tous ouvrages littéraires d'aujourd'hui et de demain... Il m'a entendu le nommer ainsi avant qu'il ne quitte la terre des hommes pour l'autre rive; celle des rires et des fleurs où j'espère et crois en ma qualité de chrétienne, qu'il a retrouvé tant d'êtres qu'ils aimaient et qui l'avaient précédé dans le Monde d'Après... Mais le départ de ceux que l'on aime ne dilue jamais l'amour qui reste lové à jamais dans le creuset du coeur et leur image illumine et illuminera toujours souvenirs et pensées jusqu'au souffle dernier.

Mon Seigneur des Savanes mieux connu sous le nom illustre d'Emile Joachim Faignond qui a marqué son passage sur la terre et surtout qui a laissé des empreintes indélébiles sur le sol chaud et fertile du Congo où il est né et où il a vécu comme il l'a voulu jusqu'à 84 ans. Prononcer son nom et tout Brazzavillois ou Kinois verra comme par magie "revivre" toute une époque où il faisait si bon vivre sur les deux capitales congolaises qui se mirent dans le miroir nacré du grand fleuve Congo! Faignond Emile c'est un nom qui chante, danse et vibre dans les pages de l'histoire du football d'antan, Dans celles qui marquent les premiers balbutiements de la chanson congolaise dont il fut un célèbre mécène grâce à son bar: "Chez Faignond" inauguré en 1948, sans oublier tous celles qui illustrent les sites idylliques nées de sa complicité et son amour pour la somptueuse nation congolaise qu'il chérissait tant. Fils unique il a laissé une belle descendance de sang-mêlé qui je l'espère perpétuera son nom dans l'honneur, dans l'espace et le temps. C'est un petit clin d'oeil à ses enfants, petits-enfants et arrières-petits enfants. N'oubliez jamais ce vieux proverbe africain qui dit:

"La force du baobab est dans ses racines"...


En ce qui me concerne papa, enfin je l'écris ce nom sacré: papa! Je fais le serment que je porterai ton nom telle une prestigieuse oriflamme et que je le ferai "vivre" dans tous mes ouvrages. Je suis fière et heureuse que tu sois mon père!


"Dans une prochaine vie, papa, j'aimerais te reprendre comme père"

(Bernard Werben)

# Posté le mercredi 04 avril 2007 05:45

Modifié le jeudi 13 août 2009 18:29

A MA MERE EMMA-JULIE

A MA MERE EMMA-JULIE
A ma mère Emma Julie

LA PHOTO

: poésie extraite du recueil "Méandres" d'Emilie Flore Faignond

Sous le dôme somptueux d'un jeune palmier, un jour vous avez posé
Pour cette petite photo noir et blanc, qui jamais ne m'a quittée.
Personne ne le sait, mais à moi vous l'avez tendrement confiée.
Aujourd'hui je suis si fière de pouvoir au monde le crier.
Vous me portiez dans vos flancs palpitants de vingt-trois saisons des pluies.
Comme vous êtes gracieuse, assise là sur ce tabouret près d'un vieux puits.
Vos bras délicatement se rejoignent derrière votre dos en arrière rejeté,
Ils semblent rechercher un appui sur le bord du bois de wenge.
Le balbutiement de ma vie à l'abri de votre jeune corps
Semble vous rendre si belle, fragile, et plus digne encore.
Quel doux privilège de savoir qu'en vous je me blottis,
Mon intime présence en vous m'émeut, me ravit.
Tel un grain gonflé enfoui dans une terre féconde,
J'attends l'heure fatidique où vous m'offrirez au monde.

Dieu, que vous êtes belle!
Vos seins sont emprisonnés dans un coquet bustier.
Seuls leurs profils galbés trahissent le secret de votre ventre habité.
Sous cette taille fine,qui aurait pu soupçonner, si vous ne me le l'aviez confié
Que se cachait déjà une troisième maternité?
Bien des joailliers auraient aimé habiller votre long cou,
Son port altier aurait valorisé leurs précieux bijoux.
Vos hanches sont drapées d'un pagne aux dessins bariolés,
L'étoffe gaie dévoile à peine la naissance de vos chevilles dorées.
Telle une ballerine, vos pieds nus effleurent le sol, vous paraissez aérienne.
C'est vrai vous aimiez danser, comme moi; vos cavaliers s'en souviennent.
Votre regard velours noir semble caresser tendrement le lointain,
Le grain fin de votre peau halée aurait inspiré Chenge le Shabien.
Vers quels horizons inconnus naviguent vos secrètes pensées?
Vers quels rivages enchantés ont-elles échouées?
Evoquiez-vous l'homme que vous chérissiez?
Votre flamme pour lui, fut si grande,vous me l'avez confié
Ou est-ce de l'esquisse de ma frimousse dont vous rêviez:
Comme vous deviez l'aimer; votre visage reflète tant de sérénité.
De petites créoles en or ciselé dansent à vos oreilles,
Elles scintillent sous le soleil comme deux petites lucioles.

Dieu, que vous êtes belle!
Dans vos cheveux soyeux on devine le souffle léger du vent.
Mes doigts si souvent ont caressé cette épaisse toison,
Elle tombe sur vos épaules nues en longues boucles folles.
Le côté gauche de cette cascade brune est illuminé de blanches corolles.
Ce sont des fleurs de frangipanier, votre arbre préféré, vous me l'avez confié.
Aujourd'hui je sais à quel point son parfum suave peut vous manquer.
Mes yeux sur l'ébauche de votre doux sourire s'attardent, il me rassure,
Il me permet de croire que déjà vous m'aimiez, c'est sûr!
Seule dans ce décor ensoleillé, mais de tout artifice dépouillé,
Votre beauté rayonne: combien de coeurs pour vous ont dû s'embraser!
En détaillant vos traits de papier sous notre soleil, j'ai découvert étonnée
La silhouette élancée d'un inconnu vêtu d'une djellaba immaculée.
La tête coiffée d'un fez blanc, il est assis discret près d'un paravent d'osier.
Cette présence discrète donne une note mystique à cette photo noir et blanc
Tel un ange,l'homme noir semble veiller au loin sur vous depuis longtemps.
Il ne saura jamais q'un matin clair sous le dôme somptueux d'un jeune palmier.
Près de vous il a posé, pour cette photo noir et blanc qui jamais ne m'a quittée.

Dieu, que vous êtes belle!
L'ovale pur de votre visage est baigné d'une éclatante lumière.
Tout comme l'est cette terre ébène où vous posiez hier.
Vous êtes en cette aurore, si loin de nos superbes cieux.
Vos traits de papier, emprisonnés dans un cadre en bois, toujours m'accompagnent
Partout où le destin me porte; de mon amour pour vous ils témoignent.
Et s'il est vrai que le temps doucement sur votre visage s'est posé,
Il n'a pu altérer cette photo, qui me parle toujours de vous au passé.
Et mon âme d'enfant jamais de vous n'a cessé de rêver
Devant cette photo noir et blanc pour laquelle, vous aviez posé,
Ô ma mère!


Kinshasa, février 1994

# Posté le jeudi 05 avril 2007 04:37

Modifié le jeudi 13 août 2009 18:38

CONGO FLEUVE MAJESTUEUX DE MES AÏEUX: AQUARELLE DE L'ARTISTE CONGOLAIS JEAN-CLAUDE DINGA "MEANDRES"

 CONGO FLEUVE MAJESTUEUX DE MES AÏEUX: AQUARELLE DE L'ARTISTE CONGOLAIS JEAN-CLAUDE DINGA "MEANDRES"
Mes deux rives

C'est à Léopoldville un 17 juin de l'année 1948 que j'ai poussé mon premier cri sur la terre des hommes... Cela fait près de six décennies cela parait si lointain aujourd'hui dans l'espace et le temps. J'ai passé ma tendre enfance et mon adolescence dorée sous la tiare de lumière du firmament de Brazzaville que l'on appelait à juste titre: "Brazzaville la Verte". Mais accompagnée de ma maman, régulièrement , j'ai traversé le lit du majestueux fleuve Congo pour aller à Léopoldville (Kinshasa) pour y passer des belles vacances auprès de ma grand-mère Bajana Marie. Dés que j'ai ouvert mes yeux sur le monde; est né mon engouement pour le grand fleuve Congo qui ourle de ces flots d'argent les deux villes jumelles à laquelle je me sens pleinement appartenir par mon quadruple métissage. Mon père était Franco-Congolais (Brazzaville) et ma mère Belgo-Congolaise (R.D.C.). S'il est vrai que ces deux villes gardent les empreintes de mes pas, je dois avouer que le destin et les événement de la vie ont fertilisé des sentiments très affectifs entre moi et ma ville natale Kinshasa où j'ai vécu pleinement 29 ans de ma vie d'adulte. Les méandres de la vie ont porté mon existence vers le continent Européen et si loin de ma terre de lumière et je ne peux plus aujourd'hui caresser des yeux le miroir nacré du fleuve de mes aïeux africains où se mire toute l'insolence de ma jeunesse. Mais le concerto immuable de ce cours d'eau puissant chante dans mes pensées et il demeure le fil d'ariane de mon écriture aux fragrances suaves de ma terre de lumière: Le Congo!

Fleuve Puissant: Poème extrait du recueil de poésie de Méandres d'Emilie Flore Faignond.

Magnanime il offre en partage son miroir nacré
Au pied du Mont Ngaliema par sa noblesse fasciné,
Et scelle l'alliance des villes jumelles:
Brazzaville "la verte", et Kinshasa "la belle",
Qui mêlent leurs fronts souverains dans son lit sacré.
D'un fleuve aux flots d'argent Elles sont toutes deux nées.
ZaIre ou Congo, Elles appellent
L'Enfant nouveau-né sur les plateaux lumineux du Shaba Tout-Puissant.

Il est murmure...
Lorsqu'il naît sur les plateaux lumineux du Shaba Tout-Puissant.
Il est Symphonie
Lorsqu'il chante dans la Cuvette verdoyante du Kongo.
Il est Hurlement
Lorsque ses pas se heurtent à la barrière des cailloux millénaires.
Il est Tumulte
lorsque le Djoué fracassant lui dépose en don ses eaux cristallines
Il est Tonnerre
Lorsqu'il affronte seul les chevaux de feu de la vallée d'Inga.
Tel héracles devant l'hydre invincible, triomphe.

Il est hymne,
Il est drapeau,
Il est patrie,
Il est...Il est...
Fleuve Géant, Puissant
Dont chaque pas résonne
Sur le Bouclier de feu de la Terre ébène.

Celui qui dans le berceau des grands lacs s'appelle le Lualaba


Soignies janvier 1989



Congo ou Zaïre: Fleuve d'Afrique équatoriale, le deuxième du continent par sa longueur (4350km), et le deuxième du monde par son débit (75 000 mètres cubes par seconde!). Son bassin forme une cuvette de 3 450 000 Kilomètres carrés!). La majeure partie de son cours est navigable (régime régulier), mais il est coupé de rapides qui le fractionnent en aires économiques et culturelles. Il prend sa source dans le Katanga puis forme la puissante Lulaba en recevant la Luapula et la Lukuga, l'émissaire du lac Tanganyika. Après les rapides de Stanley, il atteint Kisangani; il amorce un arc vers l'O, et traverse l'équateur de Mbandaka, reçoit l'Oubangui sur la rive droite (frontière avec le Congo-Brazzaville et le Congo-Kinshasa). Il se grossit ensuite de la Sangha et de la Kasaï puis s'élargit dans le Malebo. Pool (Brazzaville et Kinshasa). Il gagne la mer en descendant de 277 mètres en 150 km (rapides de Livingstone avec les chutes d'Inga, usine hydroélectrique, port de Matadi). Il se jette dans l'océan Atlantique par un estuaire de 150 kilomètres de long encombré de mangroves. Appelé Congo par les Portugais qui prirent contact avec le royaume de Kongo (Diego Cào en 1482), et par les Congolais de Brazzaville. Il fut baptisé Zaïre en 1971 par le président Mobutu, originaire de la région moyenne du fleuve où il reçoit le nom local de Nzadi (fleuve). Il a repris son nom ancien en 1997!

"Dieu quelle belle légende sur ce majestueux fleuve Congo qui est mon credo, mon hymne, mon drapeau, ma patrie"!


# Posté le vendredi 06 avril 2007 05:12

Modifié le jeudi 13 août 2009 18:35

DANS LES BRAS DE MA MAMAN EMMA-JULIE

DANS LES BRAS DE MA MAMAN EMMA-JULIE
Dans les photos où j'ai été prise avec maman avec celle-ci est sans aucun doute ma préférée, je la garde comme une véritable relique.

"Il est sur terre le mot que l'on préfère, sans doute le plus doux, le plus tendre, le plus soleil, le plus amour: Maman"

Emilie FLore Faignond

# Posté le vendredi 06 avril 2007 05:20

Modifié le jeudi 13 août 2009 18:40